لا يعرف نشاط عمار 404 الكلل و الملل فبعد حجب مدونة طارق الكحلاوي جاء الدور على افكار المدونة المشاغبة لينا بن مهني لكي تتيه وتضيع نوت فوند
اضم صوتي الى اصدقائي المدونين المتضامنين مع لينا التي اتشرف بانها تنحدر من نفس الوسط الجربي المتعدد الخلفيات الذي انتمي اليه و برغم اختلافي الكبيرمع بعض ما تكتبه و الاختلاف لا يفسد للود قضية فانني اغبطها لحماسها وحركيتها الكبيرين عبر الفضاء الافتراضياعتقد ان وسوسة عمار ستزيد من شكيمة بنت الزهراء ولن تقعدها عن فعل الكتابة
jeudi 25 février 2010
لينا تتعرض للحجب
jeudi 18 février 2010
Qu’est ce qu’un Jerbien en 2010 ?
C’est à cette question que je vais tenter d’apporter des parcelles de réponse, à mon sens, ouverte. Je suis probablement « contaminé» par le débat sur l’identité nationale en France qui prend fin ces jours-ci, ou peut-être c’est à cause de la mosaïque très branchée des groupes sur facebook se définissant par rapport à Jerba ; des plus régionalistes à la limite du fascisme (comme noms) Jraba safyin (Jerbiens purs !!!) à la forme la plus light Les Fans de Jerba (Jerba sous forme d’hobby ou d’une adoration nostalgique), qui m’a laissé perplexe vis-à-vis de cette énigmatique adjectif qualificatif « Jerbien ».
Ma réponse mêle le subjectif au visionnaire ; elle essaie de comprendre le passé et de justifier les choix de l’avenir. Ma définition est sélective ; elle chercher à faire animer la dialectique des valeurs entre le local et l’Universel. Je serai sur le qui-vive par rapport aux mots. Des mots causent des fois des maux.
J’appellerai le conventionnel mot singulier d’identité par un groupe nominal étendu : subjectivité collective. Je reprends ici l’appellation de mon directeur de thèse qui considère l’identité comme un mot appartenant à l’arsenal conceptuel de l’ethnologie coloniale ; il s’agit d’une ethnologie imitative de la démarche expérimentale des sciences exactes qui considérait l’homme comme étant un objet d’étude semblable aux objets de la nature. Or l’homme évolue par rapport à une objectivité (les lois de la physique par exemple) et surtout par rapport à une subjectivité (la liberté par exemple).
L’appellation me semble adéquate dans ce contexte de définition parce qu’elle englobe la complexité de la question de l’appartenance de l’individu dans nos sociétés à un dénominateur commun collectif.
Le Jerbien est un homme libre
Appartenir à la subjectivité jerbienne c’est tout d’abord appartenir à une culture insulaire.
C’est la culture de la résistance vis-à-vis à la domination externe ; l’exemple de la résistance anglaise face aux Nazis illustre cette culture. Jerba a su résister face aux troupes espagnoles et Turcs à l’époque médiévale grâce à ce facteur structurel de l’insularité.
La culture de l’insularité est aussi celle de l’autonomie. Le jerbien aspire à l’autosuffisance. L’autonomie donne un sens plein au mot liberté pour le Jerbien ; c’est la liberté de choisir (résister) pour pouvoir décider (transformer le monde).
Le Jerbien gère-bien
Le jerbien appartient à un espace méditerranéen, centre du monde antique, il est imprégné par la culture de la mer (l’orientation, la gestion du risque…) et des traces des activités commerciales des comptoirs carthaginois et artisanales des grecs (la poterie à tour à Guellala). Il est dévoué au travail par contrainte structurale certes mais aussi par volonté de devenir un maître (au sens hégélien).
Le Jerbien appartient aussi à un espace semi-désertique plat où la gestion de l’eau est stratégique ; il a construit des citernes d’eau partout pour maximaliser la collecte d’eau de la pluie. Le jerbien est quelqu’un qui gère bien ses ressources naturelles.
L’absence de montagnes l’oblige à affronter les dangers sans se cacher. C’est pour cette raison que l’espace insulaire est géré d’une manière lié aux enjeux de la menace ; les mosquées jerbiennes de la cote ont à la fois une fonction cultuelle et une fonction de contrôle du rivage.
C’est un paysan par excellence. Jerba a résister à la culture des villes au mois jusqu’au XVI siècle. Il est bien enraciné dans les valeurs anthropologique de la paysannerie ; égalitarisme (l’habitat et le vêtement du jerbien est le même pour toutes les catégories sociales), modestie, solidarité et patience (bien gérer les saisons, le temps).
La Jerbienneté est une subjectivité collective plurielle
Il n’y a pas de légitimité d’autochtones à Jerba. Tout le monde vient d’ailleurs. C’est pour cette raison que Jerba a su garder des spécificités culturelles et historiques que d’autres régions du Maghreb n’a pas pu conserver. C’est l’île de l’arc en ciel doctrinal musulman ; des ibadhites (wahabites et khalfites), des malékites et des hanafites, des soufis ont a les traces des mosquées ; l’île n’étouffe pas les idées et les croyances. Les hébreux trouvent à Jerba un espace vie et d’épanouissement. Pareille pour les chrétiens des deux tendances catholique (romaine) et orthodoxe (bysantine), leurs églises témoignent de cette présence. A Jerba cohabite un monothéisme pacifique authentique.
Le Jerbien est sans doute contre l’unicité culturelle. Il vit au sein d’une diversité culturelle due aux mouvements permanents de l’immigration humaine. L’île comme l’a remarqué pertinemment Slahdinne Tlati est un espace refuge pour les populations persécutées du continent.
Le marché linguistique à Jerba nous propose des biens symboliques très variés ; le berbère, l’hébreu, l’arabe avec toutes ses variétés.
L’expression très marquée d’une appartenance à une certaine jerbienneté chez beaucoup de Jerbiens est de l’ordre de l’ignorance. Des dichotomies maladives comme jerbi/arbi ou mazegri (immigré) dévoilent à la fois les perturbations face aux changements structurels démographiques que connaît l’île depuis l’avènement du tourisme de masse (immigration d’une main d’œuvre pauvre mise à la marge dans des refuges (maljaa) et surtout à la défaite idéologique du fond anthropologique jerbien face au système de caste de la société de consommation (concurrence des richesses, application du schéma citadin de l’habitat dans un contexte paysan, volonté de consommer de faire épanouir la notion du plaisir : une notion en opposition avec autonomie et l’autogestion).
dimanche 14 février 2010
كيف ينبت الاسلام بين مفاصل البرازيل؟
من الأخبار التي أثثت الصفحة الثانية لجريدة الفيغارو الفرنسية مقال حسب اعتقادي من الأهمية بمكان تعرضت فيه لمياء
لوللو لضاهرة انتشار اسلام لدى بعض الشرائح الأجتماعية البرازلية يعود انتشار الأسلام حسب كاتبة المقال الى أسباب هيكلية من قبيل قابلية سود البرازيل الى غور عمقهم الانتربولوجي بحثا عن تتبع الخطوات الروحية لأول افواج العبيد السود القادمة من أفريقيا المعتنقة لأسلام أمبرطورية مالي و المشحونة في قوارب المسيحية الراديكالية القادمة غازية للعالم الجديد نفس هذه المسيحية التي أبادت ما تبقى من حضارة المايا كانت تعتبر أصلي أمريكا كشبه بشر تعيش اليوم مخاضا عميقا عبر حركة تيولوجيا التحرير التي يقودها رجال دين بغية اصلاح النظام الكنسي المهيمن المتدثر بعباءة الهرمية و المنهزم تارخيا أمام مصداقية المشروع العلمي المغير للعالم و القادم من ثنايا أوروبا النهضة
تعيش أمريكا اللاتنية تجاذبا صارخا بين سلحفاتية التغيير الكاتوليكي القديم للعالم و لمحية بصر حركة تيولوجيا التحرير التي استوعبت رهانات اللحظة المعاصرة بضمها لمطالب الحركة الاجتماعية و عملها على استقلالية قرارها بعيدا عن انجلية الحركة البروتستنتية الأمريكية التواقة الى أشكال التبشير و المحتفية بالنظام الرأسمالي المتهالك أو عن الحركة الكاتولكية المحتفية بالفقراء السابقين الى جنة الخرة و الراعية لبقاء هيمنة الطبقات الغنية كرسم الاهي محكم التخطيط و سابق الاضمار
في هذا المناخ يترعرع أسلام جديد غير مختلط بأفواج" الترك" القادمين من أرض الشام ينشأ اسلام كشكل جديد لحركة تيولوجيا التحرير ينمو في أحضان الطبقات المفقرة الباحثة عن عدالة أرضية و شكل أسلم للترابط مع اللة بدون وساطة مؤسسات أو أشخاص و لعله حسب تقديري ذلك الاسلام المتبقي في نفوس الهوية الجمعية لؤلائك المسلمين المتخلين قسرا عن ديانتهم في بدايات القرن الخامس عشر لصالح دين أقل تطورا حضاريا ساعتها الذي يخرج من تحت الرماد في أشكال متعددة
ترى صاحبة المقال أن تاثير أحد المسلسلات التلفزية اضافة الى أحداث الحادي عشر من سبتمبر كانت وراء ضهور التدين السلامي بالبرازيل و كأنني بها تعيد طرح الأشكالية المقلوبة بفعل نسبيتها و هي الى أي مدى تأثر وسائل الاعلام في تطويع التوجه الديني؟
samedi 6 février 2010
Solidaire avec Tarek Kahlaoui contre l’arbitraire de la censure en Tunisie.
Prenez l’exemple de la récente censure du blog de notre ami Tarek Kahlaoui, essayez d’avoir une explication rationnelle, certainement vous n’allez pas en trouver une seule. Aucune explication hormis l’arbitraire.
Dommage qu’une fois de plus nous allons perdre de l’énergie vaine à condamner, à se solidariser pour le smig des libertés fondamentales ; le droit d’expression. Mais du moment que les choses n’ont pas évolué par rapport à cette question de la censure on est contraint à mettre entre parenthèses notre contexte historique (on est bel et bien en 2010 mais on n’a pas résolu encore des problèmes de l’ère industrielle !!) et de batailler pour élargir au maximum le champs des libertés en Tunisie en défiant cette censure par les divers moyens technologiques.
Tarek est un vrai écrivain, il a, selon ses propres mots, « doudet lektiba » (besoin inné d’écrire), il reprendra certainement son activité blogosphérique avec beaucoup d’énergie et d’audace. J’éprouve toujours le même plaisir en lisant ses pertinentes analyses et ses exhaustifs commentaires et j’attends qu’il poursuive son bonhomme de chemin.
vendredi 5 février 2010
من ذكريات الجامعة لا لسجن الطلبة لآرائهم
غير أنني فجئت بأنني لم أكن بعيدا عن الخزمة فالأطراف السياسية هي نفسها التي مازلت تنشط داخل الحرم الجامعي و كأنها حنطت بعضها أندثر و البعض الاخر ينشط بشكل عرائضي. غير ان اتحاد الطلبة لم يعد سوى شقف يتنافس عليه المتخاصمون من أجل ملئه بالسوائل الأديولوجية,
بداية من شهر نوفمبر بدأت تتوضح التلوينات السياسية بين أشياع اليسار بين أصحاب الاجتماعات العامة المرخص لها و بين أصحاب الاجتماعات العامة الاخرى تنطلق الأجي داخل الساحة الحمراء أو بجانب مقهى الكلية على اثر تصفيق من مجموعة من الطلبة التي تترك المجال لخطيب مفوه ينهال بنقد لاذع للسلطة متوعدا حينا ساخطا احيانا مستشهدا بفقه اليسار تقف فاغر الفاه أمام هذا المتحدي و أنت الذي لم تقرأ او تسمع بهكذا نقد الا عبر قنوات المعارضة التلفزية
شيئا فشيئا يزيل عنك العجب و مع مرور الوقت و بقربك من هؤلاء الشباب الطالبي المناضل تفهم مدى جدية الخطر المحدق بهم فمنهم من أتم جزأ كبيرا من دراسته داخل السجن ومنهم من تعرض لأمراض خطيرة لآ لشيء سوى انهم صدعوا بأرائهم داخل وسط عام لم تعد تهمه السياسة بقدر ما تهمه مشاكل اليومية.
مازلت صور عالقة بعد عشر سنوات لذلك الشاب الخطيب الهزيل القوام المتألم جراء أوجاع كليته وهو يذكر باسلوبه المتفرد قصة آحر خلفاء بني أمية وهم يعبرون النهر هربا من بطش العباسيين حتى يعيد الى اذهان خصومه السياسين ما وقع له جراء تهاونهم
تمر الأيام وتبقى ذكرى الجامعة التونسية مرسومة لفرادتها في شكل كلمات : كتلة عائلة وطنية بوكت قوميون... أو في شكل صور لساحة مستطيلة الشكل جمعت في أرجائها متناقضات المجتمع التونسي في أجمل أشكله شكل الشباب الحائر المنتفض الخامل المقموع الحالم المستكين التقدمي المحافظ...
لا لسجن الطلبة لأرائهم حتى تبقى الجامعة فضاءا حرا بعيد عن التمييع و التسطيح الذي تعيشه الأجزاء الجامعية الاخرى و حتى تظل الحركة الطلابية مساهمة في الاستقلال الوطني الثاني.
vendredi 22 janvier 2010
De la mise à niveau du discours religieux en Islam
J’ai eu l’occasion de suivre les prêches de quelques mosquées parisiennes et j’ai remarqué avec beaucoup de regret l’archaïsme du discours religieux musulman ; un arabe littéraire très classique, un français quasi-absent et des thématiques cultuelles dominantes.
Comme les cycle des saisons, ce discours religieux est itératif ; pèlerinage, Ramadan, zakat meublent chaque semaine les prêches. L’actualité est absente. Le dernier désastre haïtien semble ne pas intéresser nos imams. Rien de contemporain, de réel, d’attachant dans les mots prononcés par ces « guides » de la foi musulmane.
Pourtant, l’Islam de France, et malgré les lacunes de civilisation, vit dans un climat de liberté et de débat meilleur à celui qui se trouvait dans le monde arabe. Je n’ai pas remarqué d’impact concret du monde des idées sur le discours religieux.
Les problèmes des musulmans de France sont nombreux ; le discours religieux doit, à mes yeux, participer à trouver des solutions multidimensionnelles en ayant des postions claires sur les questions brûlantes comme la mondialisation ou la crise économique, ou le chômage ou la précarité des conditions de vie des pauvres dans le monde ; bref, il est temps que ce discours devienne, à l’instar du fondement philosophique du monotheisme musulman (lil aalamina), universaliste, contemporain se détachant des carcans culturels de l’Islam maghrébin.
Il est temps qu’une théologie de la libération de l’Islam voit le jour et sorte des cercles limités de l’élite musulmane vers la masse et la foule. (I).
vendredi 8 janvier 2010
هشام جعيط في برنامج روافد
هشام جعيط نادرا ما يجري حوارات تلفزية اخرها تلك التي أجرتها معه قناة الجزيرة باشراف الصحفي التونسي امحمد كريشان يجيب عن اسئلة برنامج روافد بقناة العربية
في هذا الجزء الاول يجيب جعيط عن اسئلة عامة تهم دور المؤرخ و عن حيرته الفكرية بحثا عن ما أسماه الحقيقة النسبية و تبدو بعض الأسئلة رديئة الطرح من قبيل هل كنت موضوعيا في تطرقك لكذا موضوع ولعل الحكم على البرنامج يكون أسلم عقب مشاهدة كامل الأجزاء
في تقديمه لجعيط ذكر مقدم البرنامج أن ضيفه محبط و في عزلة داخل بيته و بدا كاتب الفتنة الكبرى من خلال شاشة العربية و قد اشتعل شعره شيبا باتت صورته بعيدة عن تلك التي رسمتها سنوات التسعينات في ذهني صورة اقترنت بذلك المثقف الحركي الملتزم الذي ترأس اللجنة الوطنية للدفاع عن العراق أثناء العدوان الثلاثيني في بداية التسعينات كما اقترن اسمه بذلك المقال الشهير في مجلة حقائق و الذي دافع فيه على ما أذكر عن محمد مزالي المنفي وقتها بفرنسا و الذي جرأه سحب العدد من الاسواق مرت قرابة العشرون سنة و اذ بجعيط يتخذ مسارا جديدا من خلال أبحاثه الاكادمية المستقلة بعد أن تنكرت له الجامعة التونسية
lundi 4 janvier 2010
Note d'optimisme
Je vis une époque passionnante ; pleine de moments historiques intenses ; 11 septembre, crise structurelle du capitalisme, Obama, révolution numérique, démocratisation du savoir…
Je ne vois pourquoi je devrai être pessimiste en ce concerne l’année 2010. Je serai témoin d’un monde en effervescence ; passage de l’ère industriel à l’ère informatique (selon la terminologie d’Alvin Toffler) ; surpeuplement de la planète, réchauffement de la terre et problèmes écologiques, un nouveau pôle économique : la Chine, une révolution mêlée de valeur de gauche et de valeur de la théologie de la libération quelque part en Amérique latine, une pression encore plus dense des masses populaires dans le monde musulman contre les centres du pouvoir…
Ma Tunisie sera elle aussi en mutation ; une société de consommation jeune, diplômée, très imprégnée par les idées du nord et de l’orient, une famille nucléaire se consolidera au dépend de la famille traditionnelle, une sédentarisation citadine de plus en plus ancrée au sein du peuple ; il s’agit bel et bien des conditions structurelles sine qua none pour préparer la phase de l’entrée dans l’ère de la démocratie. L’histoire contemporaine de l’humanité montre que sans ces conditions le travail de l’élite démocrate est vain. Soyons juste patient nous sommes à cinq décades de notre indépendance (post colonialisme) ; les batailles de civilisation (démocratie, justice, égalité) se gagnent en terme de siecles ; Soyons optimistes… Bonne année 2010.
samedi 7 novembre 2009
vendredi 6 novembre 2009
Libérez Fatma Arabicca

J'ai appris avec beaucoup de tristesse et d'inquiétude l'arrestation de mon amie bloggeuse Fatma Arabicca. Cette arrestation est en relation directe avec son activité de bloggeuse. Fatma "est soupçonnée" d'être la responsable du blog Débat Tunisie.
Je suis solidaire avec Fatma; pour l'arrêt immédiat de l' harcèlement policier et pour la liberté inconditionnelle d'Arabicca.
Un blog a été créé pour soutenir Fatma (ici)
C'est à la fois désolant et révoltant de voir comment en Tunisie une expérience d'expression libre et créative, nonobstant son aspect virtuel et à un certain égard élitiste, pourrait déranger le régime en place.
lundi 17 août 2009
شاعر الثورة

فجأة آتاني رنين نافذة السكايب قادما من أرض المزاب حاملا صوت أخ لي يذكرني بهذه الذكرى و بأشياء غابت عني منها أن الفقيد كما هو ابن الجزائر هو ابن تونس حيث درس وتوفي وهو كذلك ابن البيئة الإباضية الساندة للمد التحرري
مفدى زكرياء كذلك شاعر طوع لغة الضاد فأخصبها ومع ذلك نفته كتبنا المدرسية عن برامجها الأدبية
الحب أرقني
| الحب أرقني واليأس أضناني والبين ضاعف آلامي وأحزاني | ||
| والروح في حب "ليلايَ" استحال إلى دمعٍ فأمطره شعري ووجداني | ||
| أساهر النجم والأكوان هامدة تصغي أنيني بأشواق وتحنان | ||
| كأنما وغراب الليل منحدر روحي وقلبي بجنبيه جناحان | ||
| نطوي معًا صهوات الليل في شغف ونرقب الطيف من آن إلى آن | ||
| لكِ الحياة وما في الجسم من رمق ومن دماء ومن روح وجثمان | ||
| لك الحياة فجودي بالوصال فما أحلى وصالك في قلبي ووجداني | ||
وحتى لا ننسى شاعرنا المغاربي بإمتياز سندين في كل مرة ذاكرتنا الرسمية المتخاذلة و المزيفة بالتذكير بمناقب هؤولاء الرموز
jeudi 13 août 2009
L'universalisme palestinien

J'ai eu l'occasion hier soir de regarder le dernier film d'Elia Souleiman Le temps qu'il reste. A vrai dire, deux amis m'ont longtemps parlé du premier film de ce réalisateur palestinien ; plein d'éloges, et de compliments; Intervention divine est une oeuvre d'art pas question de manquer la deuxième création de Souleiman d'autant plus que j'ai passé la semaine dernière à écouter et la poésie et les interviews de son compatriote Mahmoud Darwich ; jamais la Palestine n'était si présente dans mon quotidien!!!
Mais la Palestine n'était qu'une excuse (je paraphrase M.Darwich) pour faire jaillir l'humanisme du créateur palestinien.
Le plus important c'est l'authenticité, cette subjectivité particulière qui teinte l'art de Souleiman. Il s'agit d'une biographie à la quête du sens. Et pour atteindre ce genre d'objectif l'élément linguistique humain s'est éclipsait en laissant la place à un autre élément celui de la situation. A travers différentes situations le film a connu son rythme.
En se dirigeant vers une économie de l'échange linguistique, j'ai pu mesurer la portée "explosive" de la communication scénique. Le message était très clair nonobstant un code (au sens de Jakobson) pauvre en pratique langagière.
Burlesque, plein d'humour et de la critique profonde et surtout impliquant le récepteur dans l'interprétation du non dit et du muet, le film de Souleiman ne vous laissera pas indifférent il vous poussera à poser des questions à philosopher.
Avec E. Souleiman, la Palestine connaît le troisième angle de son triangle universel avec E.Saiid et M. Darwich.
vendredi 24 juillet 2009
بين التطفل و التمعش
ما يبدو على الأقل خلطة جديدة من الديماغوجية النقدية في مستوى تعبيرات البلوغسفير التونسية ما أتاه المدون اليسراوي عياش في أحد تدوناته الأخيرة من تسطحية تحليلية لأحد مراحل نزول الوحي على خاتم النبيين بإعتبار الغار مكانا ذو ترمزية تحقيرية إن لم يقل رجعيا بمفهوم اليسراوية النقية الإلحادية الراقية و يحضرني ما كان يهذيه مناوئ أستاذنا المرحوم محمود المسعدي بقولهم لول علب الجعة لأبدع المسعدي السد فكلا التبريران يقتصران على جانب ثقيل من الدعابة السمجة فربما كان من الأجدى و الأكثر رومنطقية أن تنزل الرسالة السماوية على الأمين بأحد شواطئ البحر الأحمر حتى تتحسن صورة الوحي عند هذا المتلقي المرهف الإحساس
تزداد قناعتي يوم بعد يوم أن نخبنا التي تتدعي بنقدها الدين عامة و الإسلام خاصة الكشف و فضح ظلامية الخطاب الديني هي تكرر إنتاج لأليات هذا الخطاب بشكل عكسي فإن كانت الجاهلية عند الأصولي شرا مطلقا فهي خير مطلق عند العياش ففيها يتنافس الشعراء ويمرح الندماء وهذا كاف ليعم النماء
أتفهم أن يستميت الإنسان في الدفاع عن أفكاره ولكنني أعجزعن فهم غياب النزاهة الفكرية من خلال لوك أطروحات ضبابية من قبيل ما يشيعه مشال انفراي قبلة العياش الروحية من تمجيد للعروبة الماقبل إسلامية و من إطراء مرضي للفلسفة الإغريقية باعتماد شمولية طفولية لفهم نسق تقدم الإنسانية بشعار الاخواني الشهير الإلحاد هو الحل
لو إستدل العياش باخصائي كهشام جعيط ليبرهن عن رجاحة فكره وحججه لهان الأمر فجعيط مختص في تاريخ الوسيط بتلك الربوع أما أن يستند إلى متطفل لم يبلغ بعد كعب مستشرقين كج بيرك فهذا من قبيل الإستمناء الفكري
dimanche 12 juillet 2009
نعم لمحاكمة الجلادين مهما طالت أعمرهم
jeudi 11 juin 2009
Affaire Vincent GEISSER / Fonctionnaire sécurité de défense du CNRS
Vincent Geisser est chargé de recherche au CNRS (CR 1) et président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI). Il a été recruté au CNRS en octobre 1999, affecté à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM), localisé à Aix-en-Provence. Avant cette nomination, il était chargé de mission au Ministère des affaires étrangères (MAE : 1995-1999), en tant que chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) de Tunis. Dans ce cadre, il dirigeait un programme scientifique euro-maghrébin sur les migrations étudiantes et intellectuelles dans le bassin méditerranéen, dont les résultats ont été publiés en 2000 aux éditions du CNRS. C’est donc tout naturellement qu’il a sollicité en 2003-2004, auprès des instances du CNRS, une « Aide à projet nouveau », en vue de poursuivre ses recherches sur les migrations intellectuelles entre l’Europe et le Maghreb, en s’intéressant cette fois-ci aux chercheurs maghrébins ou d’origine maghrébine travaillant pour les institutions publiques françaises (université, CNRS et INSERM…). Il s’agissait pour son équipe de faire une évaluation scientifique rigoureuse de la contribution des « chercheurs et des universitaires maghrébins » au rayonnement de la recherche française dans le monde, en privilégiant les sciences fondamentales. Ce projet a particulièrement intéressé les instances du CNRS, puisqu’elles ont décidé de financer son programme de recherche APN à hauteur d’environ 20 000 euros. C’est précisément dans ce cadre « APN » labellisé « CNRS » qu’il a lancé officiellement en avril 2005 cette enquête quantitative sur « les enseignants-chercheurs issus des migrations maghrébines ».
Cette enquête a toutefois débuté dans un climat assez lourd et passionnel. En tant qu’auteur de l’ouvrage La Nouvelle islamophobie, paru en septembre 2003 aux éditions La Découverte et qui a connu une certaine médiatisation (10 000 exemplaires vendus), V. Geisser a fait l’objet de nombreuses attaques provenant de différents milieux, notamment de l’extrême droite. Ce rappel permettra de comprendre beaucoup de choses et, en particulier, la surveillance étroite dont il a fait l’objet de la part du Fonctionnaire défense du CNRS.
En effet, c’est en septembre 2004 que se manifeste pour la première fois le Fonctionnaire sécurité de défense (FD) du CNRS. Avant cette date, V. Geisser ne connaissait même pas son existence. Le FD adresse un email au directeur de son unité de recherche (IREMAM), lui faisant part d’un certain nombre de problèmes inhérents à son enquête. Il s’agit officiellement de régulariser l’enquête auprès de la CNIL [Commission nationale informatique et liberté]. Au départ, V. Geisser pense que cette intervention dans le dossier est de nature purement technique, voire juridique. En réalité, il va très rapidement se rendre compte des soubassements sécuritaires de l’affaire. Dans le même email, le Fonctionnaire défense annonce que l’IREMAM va être prochainement classé en « établissement sensible » et qu’il appartient au directeur de l’Unité de lui fournir mensuellement la liste des stagiaires étrangers hors-Union européenne. C’est devenu une pratique routinière des directeurs de laboratoires du CNRS que de transmettre chaque mois la liste des « étrangers » travaillant dans leurs murs. En somme, l’email du Fonctionnaire défense tend à accréditer l’idée que cette enquête sociologique - pourtant banale - constitue une enquête « sensible » dans un établissement « sensible », touchant une population « sensible », sur une zone géographique « sensible » (le Maghreb et le monde arabe en général). Mais, il est vrai, qu’au départ, V. Geisser ne fait aucun lien entre l’objet de son enquête - strictement scientifique - et le « climat sécuritaire » qui commençait à gagner certaines institutions. C’est la lecture a posteriori des correspondances e-mail qui fait apparaître ce « climat de suspicion » qui entoure son laboratoire, en général, et certains chercheurs, en particulier, notamment ceux qui, comme lui, travaillent sur les questions d’islam, d’islamisme et d’autoritarisme dans le monde arabe.
Dès lors, le Fonctionnaire défense ne le lâchera plus. A partir de septembre 2004, il ne ce cessera de faire pression sur les instances locales, régionales et nationales du CNRS afin de le limiter dans ses activités scientifiques et intellectuelles, allant jusqu’à exiger des sanctions à son égard. Il se déplacera même à Aix-en-Provence, le 2 février 2006, pour l’inspecter, en présence du Directeur de son unité de recherche et du Délégué régional du CNRS « Provence ». Officiellement, la visite du FD a un but purement technique, afin de finaliser la mise en conformité de son enquête avec les exigences de la CNIL. Ce que V. Geisser conçoit tout à fait. Mais après deux heures d’examen, le FD commence à lui poser des questions précises sur le contenu d’un certain nombre de ses écrits, conférences ou déclarations de presse. A sa grande stupéfaction, il se rend compte alors que le Fonctionnaire défense dispose d’un dossier complet sur ses activités publiques, y compris des prises de parole à l’étranger dans le cadre du Conseil de l’Europe. Il lui demande de se justifier sur un certain nombre de prises de positions, notamment ses critiques sur l’association « Ni Putes, Ni Soumises ». L’examen technique du questionnaire (objet officiel de la rencontre) se transforme en interrogatoire sur ses activités scientifiques, philosophiques et politiques. De même, il met en garde le directeur d’unité sur les chercheurs signataires de certaines pétitions et lui demande de les rappeler à l’ordre afin qu’ils ne signent plus avec la mention « CNRS ». V. Geisser ressent personnellement un profond malaise dans une situation où un simple entretien professionnel se transforme rapidement en « interrogatoire politique ». A sa grande stupéfaction, il découvre qu’un véritable système de fiches de renseignements sur les chercheurs – ou, du moins, sur certains d’entre eux - a été mis en place par le Fonctionnaire défense au sein même du CNRS.
Alors qu’un dossier de régularisation de son enquête auprès de la CNIL avait été constitué, celui-ci ne sera jamais transmis. Le 15 mars 2007, un courrier officiel reçu du secrétaire général du CNRS demande de « procéder à la destruction de tous les éléments collectés dans le cadre de cette enquête ». Le secrétaire général du CNRS se réfère à une jurisprudence de la CNIL et non à une décision motivée par ladite commission. En somme, il semblerait que le dossier n’a jamais été transmis à la CNIL, alors que tous les éléments de « mise en conformité » avaient été envoyés et que le CNRS avait même rédigé un projet de lettre à son président. Ni le directeur de l’IREMAM, ni le responsable de l’enquête, n’ont été informés de cette « mise en sommeil » unilatéral du dossier. Tous pensaient sincèrement qu’il était en cours d’examen à la CNIL. Cela confirme bien l’hypothèse sécuritaire : il semblerait que l’action du Fonctionnaire défense durant ces 4 années n’avait nullement pour but d’assister V. Geisser techniquement dans la procédure de légalisation de l’enquête mais tout simplement de l’enterrer, sous prétexte que son auteur serait suspect d’ « islamophilie » ou de relations de proximité avec les milieux musulmans. Cette hypothèse lui est confirmée oralement par un collègue du CEVIPOF, qui dit avoir été consulté par le ministère de la Défense sur son enquête à propos du « risque » de constitution d’un « lobby arabo-musulman » au sein du CNRS (sic). A ce moment, V. Geisser se confie à ses collègues chercheurs, ainsi qu’à un certain nombre de spécialistes des enquêtes quantitatives qui lui conseillent de réagir, y compris en publicisant « l’Affaire ». V. Geisser avoue que pour protéger l’institution et ne pas nuire à l’image du CNRS, il n’a pas voulu en faire une « affaire d’Etat ».
En juillet 2008, la directrice SHS (sciences humaines et sociales) du CNRS, Marie-Françoise Courel, prévient oralement l’un de ses collègues, directeur de recherche, que le Fonctionnaire défense veut obtenir des sanctions à son égard pour ses écrits d’opinion. La directrice SHS se pose en médiatrice, en le prévenant officieusement par email des pressions incessantes exercées par le Fonctionnaire défense sur les instances du CNRS afin qu’il soit sanctionné. Son moral est au plus bas et ce qu’il perçoit comme un véritable « harcèlement moral » finit par peser sur sa santé. Il hésite alors à déposer plainte. Mais encore une fois, il ne veut pas nuire aux intérêts de son laboratoire et au prestige du CNRS, qui plus est dans une période de crise institutionnelle et de restructuration.
Le 4 avril 2009, il adresse un message privé et personnel par email au Comité de soutien de la jeune allocataire de recherche « Sabrina ». Dans le communiqué publié par ce Comité, il apparaît clairement que le Fonctionnaire défense est intervenu directement pour obtenir le non renouvellement de son allocation de recherche. V. Geisser reconnaît que la modération dont il avait fait preuve jusqu’à présent finit par céder, et ce d’autant plus qu’il constate que le FD a fait une « nouvelle victime ». Il est vrai que dans son message privé de soutien à Sabrina, il comparait l’action sécuritaire du FD aux méthodes utilisées contre les Juifs et les Justes. A aucun moment, il ne met en cause le CNRS en tant qu’institution scientifique. Il s’étonnait simplement que la logique sécuritaire finisse par prévaloir sur la logique de la science et de la diffusion du savoir. Toutefois, il tient à rappeler que son e-mail avait un caractère strictement privé, voire intime, et qu’il n’était pas destiné à être publié ni sur un Blog, ni sur un quelconque site Internet. C’est précisément pour cette dernière affaire qu’il est convoqué officiellement devant le « conseil de discipline » du CNRS.
En réalité, ce qu’il faut bien appeler « l’Affaire Geisser / Fonctionnaire Défense » s’inscrit sur le long terme (2004-2009) et non simplement dans la « temporalité » de ces dernières semaines, fruit d’une attitude de suspicion et de pratiques concrètes de surveillance de ses écrits et de sa pensée qui ont souvent frôlé le harcèlement moral et ont nui à ses activités de chercheur et d’universitaire. Sur un plan plus général, cette affaire traduit l’intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitaires, dont la finalité est de contrôler la production et la diffusion du savoir.
Esther Benbassa
Source : site de legalitedabord.fr
mardi 9 juin 2009
متفرقات
الجمعة الفايتة جتني دعوة للانضمام الى مجموعة ضد ما يطلق على تسميتو عن جهل وقلة حياء مازقري وهو مصطلح عنصري لتوصيف التوانسة اللي من اصول غير جربية و الي غالبا ما يكون من عمال الحضائر هالدعوة الي جتني عل فايسبوك فيها برشة اشخاص نعرفهم ما يفرقوش بين حبهم لجزيرتهم والعنصرية او الجهوية البغيضة الي عبرو عليها بمجموعة مريضة كما الي وضعها
حبينا توة شهر التالي نستخرجو بطاقة ناخب من القنصلية التونسية بباريس فكانت المفاجاة وقتلي جاوبنا عون الاستقبال الي التاريخ فاتنا وقالنا بالمناسبة انا انتخبات 2014 نعرف الي اعوان ادارتنا يحب الضمار وفهمت الي احنا عندنا رؤية استشرافية في انتخابتنا والي كما مدرسة الغد وجمهورية الغد مانيش بش نطمع كان في انتخابات الغد
بالمناسبة توة مازال تفصلنا اشهر معدودة عن الاستحقاق الانتخابي ومازال ما شفنا حتى شي من تعبئة حتى افتراضية لمنافسي الرئيس الحالي شنية البرامج المقترحة وشنية الانتقادات الجوهرية في ما يخص ميادين استراتجية كما التعليم والصحة والاقتصادالي على خاطرها قاعدين يعارضو في الحكومة الحالية
نحب نختم بملاحظة تخص كتاب فتحي بالحاج يحي الي طلع بالمناسبة ولد الاديب الجربي سي الجيلاني الي يذكرو بالخير هدا توة سنوات مكتبتو للمكتبة العمومية بميدون الكتاب الي يتنشر في نفس الوقت مع كتاب جلبار النقاشا عملت في صغرك يحكي على تجربة الحبس اللي تعرضلها الكاتب بسبب انتماؤ لمنضمة العامل التونسي اليسارية الكتاب فيه برشة تجرد انساني وبرشة خفة روح بالرغم من مرارة وبؤس اعنف الي تعرضلو الكاتب على ايدي جلاديه برشة تفاصيل تهم البلاد ككل وقع الاشارة ليها في كتاب بالحاج يحي الي ما يلزمش ينسى الي ماساة الحبس من اجل الافكارمتغلغلة في تونس ما بعدالاستقلال والي اليسار خرج منها باقل الاضرار لانو متواجد في الساحة يعبر و يتعبر من قبل تاس من فيه كمابرهان بسيس في حين برشة يوسفيين و اسلاميين ما لقاوش حتى السميق حتى بش يسترزقو بيه
dimanche 7 juin 2009
إستراتيجية القرآن التوحيدية ومنطق السياسة المحمدية
المعهد الأوروبي للعلوم الإنسانية بباريس
يستضيف المفكر والفيلسوف
أبو يعرب المرزوقي
في محاضرة علمية يقدم فيها كتابه الجديد بعنوان
إستراتيجية القرآن التوحيدية ومنطق السياسة المحمدية
الكتاب الأول ضمن سلسلة بعنوان التفسير الفلسفي للقرآن الكريم
يوم الثلاثاء 9 جوان 2009 على الساعة السادسة 18:00
قاعة المحاضرات بالمعهد
22 Rue Charles Michels 93200 Saint Denis – Tel: 0148201515
RER: D – Station: Saint Denis
La mosquée séculaire de Boulimane à Djerba recouvre son minaret
Contrairement au cas de la mosquée Ouelhi saccagée en 2006, où il avait été question de cinq longs mois d'attente et d'incertitude avant qu'on daignât intervenir pour récupérer les vielles pierres et les arcs de voûtes descellés et volés remis finalement en place, nous sommes heureux d'annoncer que M. Le Gouverneur de Médenine, réagissant immédiatement à l'information de destruction qui lui était parvenue par nos soins, a formulé à l'adresse de qui de droit l'ordre catégorique de la réparation du gravissime dommage, et que M. Le Délégué d'Ajim s'est déplacé en personne sur les lieux pour veiller à l'exécution des travaux de restauration entrepris sous le regard vigilent et connaisseur du représentant de l'Institut National du Patrimoine et du technicien expert L'ASSIDJE se doit maintenant de rassurer que ces travaux de restauration viennent presque à terme et qu'en conséquence la mosquée Boulimane est sur le point de recouvrer son joyau de minaret, témoin de la grandeur de nos aïeux qui évoluaient en symbiose avec leur temps et avec le contexte prévalant. Sa dignité est finalement recouvrée, et sa mémoire est désormais sauve.
La réaction virulente et immédiate de M. le Gouverneur et l'implication spontanée de M. le Délégué sont louables et incontestablement salutaires et dissuasives. La voix de la raison et du bon sens a prévalu et nous ne pouvons que nous en réjouir. Un tel soutien du premier Représentant de l'Etat dans notre région ne peut que nous stimuler davantage pour aller de l'avant dans notre action de conscientisation et de sensibilisation. Tant pis pour les amateurs de la démesure, de l'inesthétique, de l'irrationnel ; tant mieux pour le patrimoine et l'authenticité.
Naceur Bouabid
Président de l'ASSIDJE
(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 4 juin 2009)
lundi 13 avril 2009
Petite blague maghrebine
Il lance un appel d'offres.
On lui présente 3 devis : un Marocain, un Tunisien et un Algérien.
Le devis du Marocain s'élève à 3 millions de dollars, celui du Tunisien à 6 millions, et celui de l'Algérien à 9 millions. Devant de telles différences, il convoque les trois entrepreneurs séparément, pour qu'ils détaillent leurs estimations !
- Le Marocain dit qu'il utilise de la peinture acrylique pour extérieurs en deux couches pour 1 million, pour les échafaudages, les brosses,équipements divers et assurances : 1 million, et le million restant c'est la main d'oeuvre.
- Le Tunisien justifie son devis en disant qu'il est meilleur peintre, qu'il utilise des peintures de polyuréthane en trois couches, dont le coût s'élève à 3 millions. Les échafaudages et autres matériels, équipements et assurances coûtent 2 millions, et le million restant c'est la main d'oeuvre.
- Le dernier est celui qui gagne finalement l'appel d'offres, Le Maire estime qu'il présente le devis le mieux justifié. L'Algérien lui a présenté son devis comme suit : Monsieur le Maire : 3 millions pour vous, 3 autres pour moi, et les 3 restants, nous les donnons au Marocain pour qu'il nous peigne la façade.
TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA VIE POLITIQUE (ou de l'entreprise) DE TA COMMUNE EST PURE COINCIDENCE ! !
mardi 24 mars 2009
Dur, dur d'être étudiant
A l'époque où j'étais étudiant à Tunis en 2000 et nonobstant une politique de dépense ultra-jerbienne je dépensais 150DTN.
Je n'aime pas beaucoup user d'un comparatisme tout azimut, sans une vraie grille de critères scientifiques, pour rendre les résultats crédibles mais je sais par expérience (j'ai vécu 5 ans à Tunis et 5 ans à Paris dans un milieu purement estudiantin) que le statut d'un étudiant dans ces deux pays est le même hormis un accès plus souple et plus confortable aux savoirs en France la galère est la même. Je dirais même que l'étudiant tunisien a un atout majeur celui de la famille tandis que l'étudiant français se trouve des fois seul à la merci des tiers les allocations, les bourses, les aides... Des tiers qui sont de plus en plus réduits par la politique rigoureuse de la droite française.
Je ne peux pas ne pas évoquer une catégorie d'étudiants qui souffrent le plus dans ce contexte de crise économique. Il s'agit de mes compatriotes tunisiens et Dieu sait combien j'en ai vu d'étudiants tunisiens maîtres dans des filières littéraires ou en gestion-économie-comptabilité qui galèrent pour subvenir à leur besoins vitaux; travailler, se loger, étudier et qui finissent par abandonner leurs études et devenir des sans-papiers assumés.
dimanche 15 mars 2009
Joyeux anniversaire maman
samedi 14 mars 2009
Bienvenue Qaradhawi en Tunisie

Je pense que la récente visite de Youssef Qaradhawi en Tunisie à l'occasion du Mawled mérite d'être traiter autrement. Le cheikh Qaradhawi a visité la Tunisie dans le cadre d'une festivité religieuse et je ne vois pas pourquoi tout ce tumulte autour de sa personne. Le cheikh a été traité par tous les qualificatifs ; j'ai lu sur certains blogs des qualificatifs diffamatoires à l'instar de pédophile qu'un certain Al Mancho a utilisé avec un lynchage digne des articles anonymes de notre chère presse tunisienne à l'encontre des opposants tunisiens.
Qaradhawi est la bienvenue en Tunisie. Au lieu de censurer ses livres, on l'invite à débattre avec nos Ulama. L'homme est crédible aux yeux de beaucoup de croyants musulmans. C'est pour cette raison que sa visite est bénéfique à plusieurs égards. Elle est bénéfique parce qu'elle va permettre d'étudier les idées de cet homme à la lumière de l'école religieuse malékite et pourquoi ibadhite. Elle est bénéfique parce que toute réforme vers une théologie de la libération passera certainement par les réflexions des protagonistes de l'école traditionnelle, dont Qaradhawi fait partie, et non par les réflexions libertaires de l'école dite moderne de la pensée musulmane, dont fait partie Chatfi, Arkoun...
Elle est bénéfique parce qu'elle nous fait découvrir, confirmer la misère et la faillite intellectuelle de la semblant élite minorée laico-démocrate tunisienne. S'alarmer, instaurer un climat de peur (peur pour les acquis sociaux diront certains :))))), militantisme virtuel, militantisme de l'air conditionnée, haine, islamophobie, et mépris de la "foule" qui a accueilli à bras ouvert le cheikh de "Alshari'a w alhayat".
Elle bénéfique aussi parce qu'elle va permettre à Qaradhawi de voir la face réelle de la modernité tunisienne; loin des préjugés et des comparaisons à deux balles (la Tunisie et la Turquie par rapport à question Laïque). Les structures sociales de la Tunisie contemporaine ainsi que le fond anthropologique de la population tunisienne seront les vrais remparts face à l'archaïsme de l'approche religieuse de Qaradhawi le reste ce n'est que du bavardage.
dimanche 15 février 2009
Présidents et clandestins
Dernier clandestin en question le président français. Destination l'Irak libéré et fortuné.
lundi 19 janvier 2009
غزة و المقاومة و قيفارا

غزة والمقاومة و المواقف التدونية
تعرض قطاع غزة الى عدوان همجي كشف مرة أخرى عن الطبيعة الفاشية للكيان الصهيوني الذي استبطن العنف و الابادة وبات التطبيع معه شكلا من أشكال الاجرام
العدوان على غزة مكنني من أن اراقب عن كثب صناعة ما أسماه نوام تشمسكي الوفاقية في الأعلام الفرنسي حيث يتكرر الخبر بشكل ممل في وسائل الاعلام لبلورة موقف مبطن و مهيمن من الصراع الفلسطيني الاسرائلي و ملخص هذا الموقف أن اسرائيل ترد الفغل على من يهاجمها وهي كالطفل الوديع لا تعتدي البتت على أحد
هذا الموقف الذي يبدو في اهتراء مصداقي بسبب صعود مواقف فرنسية من أواسط يسارية ثورية و شبه ثورية مساندة للقضية الفلسطنية داخل العديد الحراك السياسي الفرنسي كساعي البريد بزنسنو أو الوزير السابق الكسندر دوما و بسبب تصاعد التشكيك في موضوعية المؤسسة الاعلامية الغربية التي فجرتها الثوره المعلوماتية بتمكينها المتلقي من معلومات أقل وفاقية ومع ذلك ما يزال الكثير من الفرنسيين يستقون معلوماتهم من عند شبكات المؤسسة الرسمية
فأذا كان جزء من اليسار الثوري يعلن تضامنه مع القضية الفلسطنية في شبه توافق ذاتي مع تحليل جدلي يرى في اسرائيل اداة الامبريالية الامريكية في المنطقة فان جزء كبير من الفرنسيين تضامنو في مسيرات باريس و المدن الفرنسية لقربهم من الجالية المغاربية و المسلمة
لاحظت من خلال مشاركتي في مسيرتين بباريس قلة مشاركة النقابات الفرنسية والمنظمات الأهلية هذا زيادة على غياب الوعي بخطورة ما يحصل في غزة لدى الفرنسيين من الطبقات الوسطى و السفلى خاصة اذ اخذت تداعيات الازمة المالية قسطا كبيرا من اهتمام الفرنسيين
ويعود فشل كسر الوفاقية الاعلامية كذلك الى قلة نضج و تلقائية رد الفعل في الاواسط العربية بفرنسا فمما لا شك فيه أن مسيرات باريس هيمنت عليها القوى الاسلامية بكل أطيافها بداية من الاخوان و صولا الى سلفي فرنسا و هذه الهيمنة لم تكن لتبلغ عدالة القضية الفلسطنية بشكل يفهمه المتلقي الفرنسي لانها تؤكد باستمرار غلى شعارات دينية فالمعركة الاعلامية التي تربحها الجزيرة على الميدان يخسرها المتضاهرون بالشوارع أضافة الى ضعف التمثيل الرمزي للشخصيات الرسمية داخل أحزاب المؤسسة قي هذه المسيرات مما يجعل منها تعليقا بسيطا لا يتجاوز الثلاثة أسطر في جريدة لومند و لو لم تكن مصحوبة بأحداث شغب من قبل أبناء الضواحي لتقلص حجمها لسطر واحد
تاكد جنوح المقاومة الفلسطنية الى اسلوب جديد في ادارة الصراع العسكري مع العدو الاسرائلي فاللجوء الى الصواريخ لضرب اسرائيل افتتحه الغراق سنة 1991 و تواصل مع المقاومة اللبنانية سنة 2006 فهو من الناحية الرمزية كثير الدلالة لانه تطور تقني بامكانه أن يصبح أكثر فتكا و كذلك لانه يوازي من درجة الخوف لدى العدو الذي لم يعد في مأمن
و أعتقد أن توازن للقوى بالمنطقة بين قوتين عسكريتين هو الكفيل الوحيد لايجاد فرص سلام حقيقي حتى يتساوى الارهاب بالارهاب على حد تعبير الشابي و هو الضامن الوحيد لحماية الدم الفلسطيني بل ان من بعض المؤخذات على المقاومة الفلسطنية اليوم عدم قدرتها غلى حماية مدنييها و بنيتها التحتية
ولعل الظرف العالمي الراهن بامكانه أن يخدم المقاومة الفلسطنية باعتبارها ممناعة لشكل الحداثي للدولة الديمقراطية البرجوازية التي أدت الى تأزيم العالم جراء السعي المحموم وراء الربح و الهيمنة فانزلاق مفهوم المقاومة من جذره الوطني الى مفهوم أشمل للمقاومة الاقتصادية و الاجتماعية يبدو ممكننا اليوم وفي قادم السنوات
تعرض بغض المدونين بالنقد و الانتقاد للمقاومة الفلسطنية من منطلق اختلاف اديولوجي عقائدي او من منطلق وفاق نعامي ناعم مع المعتدي باغتبار المعتدي ضحية و أنا أختلف مع كلا الموقفين لأني أعتبر المقاومة شكلا من أشكال ادارة الصراع مع اسرائيل و لا ضيم أن تلونت يسارية ماوية فتحوية حماسية ما يهم أنها موجودة و يقرأ لها حساب غند اخذ القرار و هي في نظري مرحلة هامة في حالة الضعف الحالي قبل أن تصبح مهاجمة في يوم ما لاسترداد الحق الفلسطني
تشي قيفارا
يعرض داخل قاعات السنيما الفرنسية فلم عن مشاركة الثائر الأرجنتيني أرنستو تشي قيفارا في الثورة الكوبية قيفارا المندفع في اتجاه اشعال الثورة المسلحة في أدغال بولفيا برغم من صعوبة اعادة سيناريو الثورة الكوبية و عناده من أجل مواصلة الجري وراء الحلم السراب تثوير أمريكا اللاتنية بأكملها أصبح اليوم اقونة أكبر المؤسسات الراسمالية من شركة سواتش للساعات السوسرية أصبح الطبيب أسطورة من خلال صوره و لا حرج ان تستميل صوره أكثر من قصته مجتمعات الاستهلاك التي تبحث عن أضغاث الاحلام
mardi 6 janvier 2009
Gracias Hugo Chavez

Il est l'homme d'honneur. Il a transgressé les limites injustes à l'époque du blocus aérien irakien. Il vient d'expulser l'ambassadeur d'Israël à Caracas. Hugo Chavez mérite nos salutations. Une vraie leçon de convictions d'un révolutionnaire juste .
06/01/2009 | Mise à jour : 22:14 | Commentaires
Le gouvernement du Venezuela a ordonné aujourd'hui l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël à Caracas pour protester contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza et en solidarité avec le peuple palestinien, a annoncé dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.
lundi 5 janvier 2009
Nouveau livre sur Jerba


le livre est paru en juillet 2008, édition Cérès avec une bonne qualité de photos en couleur. Pages 154/155/156 et pages 157/158/159/160 collées (comme c'est le cas pour les feuilles d'un journal tunisien de petite taille) et dépassant la bordure du livre.
Les auteurs deux enfants de l'île à savoir Abdelfettah KASSAH et Mongi BOURGOU.
(cliquer sur les deux photos pour plus d'informations).
Je ferai un compte rendu critique du livre prochainement.
samedi 27 décembre 2008
De l'islamophobie en France...
Monsieur le Président de la République, il faut aller à Notre Dame de Lorette ! Vous venez de prononcer un discours qui affirme avec force votre volonté de lutter contre les discriminations et votre engagement à promouvoir l’égalité de traitement.
Le 8 décembre, au moment où plus d’un million de musulmans de France s’apprêtaient à commémorer le sacrifice d’Abraham, prophète commun des trois grandes religions monothéistes de notre pays, des malfaiteurs ont profané au le cimetière militaire de Notre Dame de Lorette, dégradant cette fois-ci 500 tombes du carré musulman et, probablement aveuglés par leur haine, 20 tombes israélites adjacentes.
Ils n’en étaient pas à leur coup d’essai. Par deux fois déjà, ils s’étaient attaqués aux stèles de ces pauvres poilus morts pour la France, dont l’unique crime est d’être une preuve d’une pureté extrême la compatibilité de l’Islam et d’un attachement à la France. Car il y a bien un caractère spécifique dans cet acharnement : C’est celui de cette islamophobie qui tarde à être reconnue dans notre pays. Au cours des trois profanations, on a nommément visé la garde des sceaux, Rachida Dati et le président de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris. Une tombe aurait même été souillée avec une tête de porc.
C’est donc bien une manifestation transparente d’un racisme antimusulman dont-il s’agit. Malheureusement rien ne garantit que cela cesse, ni dans ce cimetière difficile à surveiller, ni dans d’autres lieux symboliques d’un islam de France qui certes se cherche parfois encore, mais toujours voudrait se voir reconnaitre et considéré. L’incendie dans une mosquée de la banlieue de Lyon survenu le samedi 20 décembre dernier en est une preuve.
Deux tiers des musulmans en France ont le sentiment qu’il existe une hostilité assez forte à l’égard de leur religion. Vous pouvez les rassurer et apporter un démenti aux promoteurs de la haine et à ceux, combattants médiocres d’arrière garde, qui s’opposent à la dynamique en cours, celle qui fait que paisiblement la religion musulmane, et ceux qui y adhèrent, trouvent leur place sous l’ombre protectrice de la République. En 1990, lors de la profanation de plusieurs dizaines de tombes israélites du cimetière de Carpentras, votre prédécesseur de l’époque monsieur Mitterrand s’y était rendu pour condamner le racisme dans notre pays et l’on vit alors un grand moment de communion républicaine dénuée de tout aspect partisan.
Cette année lors des commémorations du 11 novembre vous avez innové en vous rendant à Douaumont. Pourquoi, cette année ne pas célébrer le prochain anniversaire de l’Armistice à Notre Dame de Lorette ? Ainsi, vous rendriez à la fois un hommage mérité aux dizaines de milliers de tirailleurs algériens, marocains et sénégalais morts pour la France au cours de la Grande guerre, et aussi singulièrement à ces malheureux que l’on a voulu salir à Notre Dame de Lorette. Vous marqueriez alors par un geste symbolique votre condamnation de l’islamophobie.
Madjid Si Hocine
jeudi 25 décembre 2008
mardi 2 décembre 2008
Emmanuel Todd, l'athéisme et la crise de la France : à méditer...

Lire Emmanuel Todd est un vrai apprentissage de l'approche transdisciplinaire dans l'analyse antropo-sociologique des sujets d'étude. Ecouter Emmanuel Todd ( je pense à son débat avec Alain Finkielkraut) c'est découvrir ce qui se cache derrière la brillance du Système et ce qui régisse la dynamique sociale en Occident. Son approche des sciences de l'Homme est universelle. C'est pour cette raison qu'elle est globale et qu'elle cerne les problématiques étudiées avec beaucoup de rigueur sans tomber dans la généralisation. Lire et écouter Todd c’est savourer de l’intelligence authentique. Je suis entrain de lire son dernier livre Après la Démocratie (Gallimard-2008). Todd analyse la crise de la démocratie française. Il n'est pas tendre avec le président Sarkozy :
"Fébrile, agressif, narcissique, admirateur des riches et de l'Amérique bushiste, incompétent en économie comme en diplomatie..." Sarkozy est le miroir de cette France en crise (je me suis toujours posé la question comment la France des Lumières peut-elle restreindre son choix à deux figures politiques UMP-S incarnant à la fois le vide des idées voire la crise). Et pour le petit fils de Paul Nizan cette crise trouve son origine dans les fonds religieux. Et là j'aimerai adresser la parole aux chantres, aux adeptes de l'athéisme dans le monde musulman lisez ce constat, ce diagnostique très objectif avant de devenir majoritaire comme c'est le cas en France : " Peut-on sérieusement mettre sur le même plan le monde réel des athées, vide d'être suprême aussitôt que l'on cesse de croire aux miracles, et l'espace métaphysique des croyants, empli d'une créature plus imaginaire encore que puissante? Mais l'histoire concrète de l'athéisme nous dit autre chose que sa justification logique: loin de mener au bien être, l'émergence d'un monde sans Dieu conduit à l'anxiété, au sentiment d'un manque. Le monde mental des êtres humains n'est pas le monde physique des sciences dures." (...) "Au delà de l'interrogation métaphysique de base, toutes les constructions idéologiques et politiques ayant pour fondement théorique l'inexistence du Ciel sont ébranlées. La disparition du paradis, de l'enfer et du purgatoire dévalorise bizarrement tous les paradis terrestres, qu'ils soient grandioses, de type stalinien, ou d'échelle plus modeste, républicain. Alors commence la quête désespérée du sens qui, banalement, va se fixer sur la recherche de sensation extrêmes (je pense à Michel Onfray et sa quête du plaisir !!!) dans des domaines historiquement répertoriés : argent, sexualité, violence - tout ce que la religion contrôlait." Bref Emmanuel Todd incombe à la victoire de l'athéisme la mort des idéologies politiques en France :"Les développements des quarante dernière années nous montrent cependant que la persistance d'une religion active sur le tiers du territoire national était restée, jusqu'au bout, nécessaire au bon fonctionnement du système idéologique français. Républicanisme, socialisme, communisme se sont en pratique définis contre un catholicisme résiduel, qui les structurait pour ainsi dire négativement. La mort de cette religion a tué comme par ricochet les idéologies modernes." Je pense que la réflexion de Todd peut nous servir de vision prospective pour revoir le genre de relation auquel on aspire pour notre religion. Ça peut servir aussi de point de départ pour réfléchir la réforme au sein même de la religion musulmane pour une théologie de la libération et non par une critique radicale externe, vaine du mécanisme systémique de la religion comme le font beaucoup de bloggeurs qui reproduisent de la zizanie intellectuelle narcissique itérative.
vendredi 28 novembre 2008
Ibadhisme et islamisation du Maghreb
Pierre-Philippe Rey (Professeur d’anthropologie à l’université Paris VIII)
« Les ibadites à l’origine de l’islamisation du Maghreb »
Interrogé en marge du colloque sur les « Savoirs et les sciences », organisé par l’Institut d’études avancées de Nantes et le CREAD, les 31 mai et 1er juin derniers à Tipaza, Pierre-Philippe, professeur d’anthropologie à l’université de Paris VIII et historien émérite, a bien voulu répondre aux questions portant sur l’islamisation du Maghreb à travers, notamment, le courant berbère ibadite qui avait réalisé au VIIIe siècle déjà le premier grand espace musulman dans cette région berbérophone. Il évoque les conflits récurrents entre les communautés mozabites et chaâmbas, qu’il se garde d’imputer à un différend d’ordre religieux mais beaucoup à des problèmes sociologiques.
Dans les manuels scolaires, on fait rarement état du kharidjism notamment, sa composante ibadite comme étant à l’origine de l’islamisation des Berbères du Maghreb. On doit pourtant les premières conversions de berbères à l’Islam à des prédicateurs ibadites qui, du reste, jetteront les bases de l’imamat de Tihert (Tiaret), cette vaste communauté musulmane qui s’étendait sur patiquement tout le Maghreb et une partie de l’Afrique subsaharienne...
Il est vrai que telle qu’enseignée en Algérie, l’histoire de l’islamisation du Maghreb est quelque peu tronquée. Dans la mémoire collective algérienne, l’islamisation du pays n’est généralement perçue qu’en tant que résultat des conquêtes de Okba Ibn Nafaâ. Mais en réalité, les choses ne se sont pas passées ainsi. Les conquérants notamment Okba Ibn Nafaâ, qui a tué au cours d’une bataille contre le chef berbère Kosseila, n’ont en vérité pas obtenu de résultat tangible en termes de propagation de l’Islam dans le Maghreb. L’islamisation des Berbères s’est en réalité faite contre ces conquêtes qu’ils sont parvenus à refouler dans un petite enclave située entre Kairouan, Sousse et un peu Tripoli, tombée entre les mains de conquérants orientaux qui formeront la dynastie aghlabide de Tunisie. Les faits historiques, qui ne sont malheureusement pas mis en évidence, montrent par contre que l’islamisation du Maghreb est indéniablement le fait de missionnaires d’un courant de l’Islam, en l’occurrence l’ibadisme qui existe toujours dans le M’zab algérien, à Djerba en Tunisie, au djebel Naffoussa en Lybie et à Zanzibar en Afrique. Contrairement à ce qui est souvent affirmé, l’ibadisme n’est pas une branche du sunnisme ni même du chiisme, comme on aurait tendance à le croire, celle d’un tout autre courant religieux appelé kharidjisme.
Mais d’où viennent tous ces courants qui se distinguent du sunnisme ?
Tous ces courants viennent de la péninsule arabique. Ils ont pris racine au moment de la bataille pour le khalifat entre Ali et Mouaouïa. Certains vont suivre dans un premier temps Ali, mais lorsque ce dernier a accepté un compromis avec Mouaouïa, beaucoup sortiront des rangs d’Ali et prendront de ce fait le nom de kharidjites, dont l’ibadisme est la seule composante qui subsiste aujourd’hui. Ceux qui ont choisi de suivre Mouaouïa seront qualifiés de sunnites et les fidèles d’Ali de chiites.
Lequel de ces trois courants est à l’origine de l’islamisation du Maghreb ?
C’est le courant kharidjite et, plus précisément, sa composante ibadite qui entamera l’islamisation du Maghreb. Les premières conversions de Berbères à l’Islam seront entreprises par des prédicateurs ibadites, originaires de Basra (Irak), portant le nom très significatif de « propagateurs de la science ». Ils étaient peu nombreux, à peine 5 missionnaires, parmi lesquels figuraient le Persan Abderrahmane Ibn Rostom. Ils créeront l’imamat de Tihert, auquel s’allieront progressivement la totalité des Berbères du Maghreb, à l’exception, de ceux déjà soumis aux Aghlabides de Tunis et aux Abbassides de Fès. Il assoira son autorité politique et religieuse durant près de deux siècles sur un vaste territoire s’étalant du Maroc à la Tunisie, sans compter son influence sur les tribus d’Afrique sahelienne, fortement dépendantes du Maghreb, notamment sur le plan commercial. Ils imprégneront durablement les populations autochtones des rites musulmans, en général et de ceux, plus particuliers, propres au courant ibadites. Au VIIIe siècle déjà, on relevait une forte prégnance du culte ibadite sur les populations berbères, à tel point que cela avait posé problème au sunnite Tarek Ibn Zyad, après qu’il ait conquis l’Espagne, en 742, à la tête d’une armée berbère essentiellement ibadite. Le conflit entre sunnites d’origine arabe et ibadites berbères était tel que les sunnites arabes avaient failli être expulsés d’Espagne par les Berbères ibadites. L’historien étranger à la région que je suis est aujourd’hui bien étonné de constater à quel point les Algériens, contrairement aux Tunisiens et Marocains qui revendiquent fièrement l’apport des dynasties aghlabides et idrissides qui n’avaient pourtant régné que sur une petite partie de leurs territoires, minorent les apports identitaires de l’imamat ibadite, dont la capitale (Tihert) installée dans leur pays avait rayonné durant plus de150 ans sur une vaste étendue du Maghreb.
Les clivages entre ibadites berbères et Arabes sunnites, comme ceux qui surgissent périodiquement entre les communautés mozabites et chaâmbas, remonteraient-ils à cette époque ?
Le phénomène existait effectivement déjà au VIIIe siècle et pour bien le comprendre, il faut savoir que très peu d’Arabes étaient impliqués dans l’islamisation originelle du Maghreb. Ceux, peu nombreux, qui y avaient pris part, évitaient de prendre souche au Maghreb, car ils avaient leurs attaches familiales en Orient. Ce sont donc les Berbères eux-mêmes qui se chargeront d’islamiser leurs contrées en se basant sur le culte ibadite. Les flux arabes ne viendront que bien plus tard, au milieu du XIe siècle, notamment avec les Béni Salam, qui trouveront du reste un Maghreb déjà très largement islamisé. Il faut toutefois bien se garder de réduire les querelles récurrentes entre Mozabites et Chaâmbas à ces seuls effets historiques. Il ne faut surtout pas que les violences qui surgissent périodiquement cachent les alliances, autrement plus bénéfiques, qu’ont nouées et que nouent chaque jour ces deux communautés pour mieux exploiter le commerce saharien et l’économie locale. Il y a aujourd’hui, effectivement, un problème de croissance démographique différentielle au profit des Chaâmbas qui se sont sédentarisés et des migrants du nord venus nombreux travailler dans la région en pleine expansion, contrairement aux Mozabites qui continuent à travailler dans les villes du nord. Ces derniers craignent évidemment d’être submergés. Le différend entre ces deux communauté est, j’en suis convaincu, d’ordre sociologique et non pas religieux.
Les moyens pacifiques utilisés par les ibadites pour islamiser le Maghreb, contrairement à ceux plus violents employés par les Fatimides chiites par exemple, ne constitueraient-ils pas les causes essentielles de ce clivage ?
On raconte effectivement que les premiers prédicateurs arrivés au Maghreb étaient appréciés pour leurs bonnes paroles, leur simplicité, voire même leur extrême pauvreté et leur comportement exemplaire. Ils n’avaient à aucun moment eu recours à la violence, étant du reste trop peu nombreux pour s’y risquer. On pourrait, comme l’ont fait de nombreux historiens, expliquer le caractère pacifique de ces missionnaires ibadites par leur origine. Ils sont originaires de tribus du nord de l’Arabie, bien familiarisées à certaines pratiques de gestion démocratiques, fortement ressemblantes à celles des « djemaâs » berbères. La gestion des affaires de la cité par les « djemaâs » leur convenaient tellement qu’ils n’avaient pas hésité à l’inclure comme acte de foi dans leur théologie.
Quel était l’état de la foi au Maghreb, lorsque ces prédicateurs ibadites y avaient mis pied ?
C’était l’état de la foi qui avait cours à cette époque, c’est-à-dire des juifs, des chrétiens, mais surtout, des animistes. Avec l’arrivée des premiers prédicateurs musulmans, il s’est produit exactement la même chose qui s’était produite dans les Lieux Saints de l’Arabie au moment de la prédication. Pour un système clanique qui existait avec notamment des guerres intestines, l’Islam était perçu comme un moyen salvateur de pacification. Les tribus arabes, qui avaient pour habitude de se battre entre elles, avaient trouvé en la prédication l’occasion d’externaliser leurs desseins belliqueux autodestructeurs. Les Berbères avaient également compris, en nous plaçant à cette époque, que l’Islam pouvait servir à atténuer l’effet dévastateur des guerres intestines que se livraient les tribus et les clans, en polarisant leur énergie combative sur les ennemis extérieurs.
A partir de quelle période peut-on considérer l’islamisation du Maghreb comme acquise ?
En l’an 800, à partir de la fondation du royaume aghlabide de Kairouan, par le général Aghlab, aujourd’hui revendiqué par les Tunisiens comme l’ancêtre de leur nation. La fondation de ce royaume s’est faite au terme d’un compromis entre ce général abbasside, venu d’Orient, et les Berbères ibadites locaux. Le petit royaume ainsi créé a permis de maintenir durablement une présence orientale aux côtés d’un imamat ibadite qui s’étend sur pratiquement tout le Maghreb et dont la légitimité n’est plus contestée.
A quoi attribue-t-on l’engouement pour le commerce propre aux Berbères ibadites ?
Leur puissance était en grande partie appuyée sur le commerce transsaharien qui leur avait permis d’accumuler des fortunes fabuleuses. Il subsiste par ailleurs chez les ibadites du M’zab des pratiques hostiles au luxe et aux comportements ostentatoires encore visibles aujourd’hui. A Ghardaïa, par exemple, il est interdit de construire une maison plus haute que l’autre. Ils ont la conviction de thésauriser des capitaux dans le but de les utiliser dans un monde futur, étant persuadés que les ibadites reprendront un jour ou l’autre la direction du monde musulman.
Comment expliquer la décadence de cet imamat qui a tout de même régné sur le Maghreb et une bonne partie de l’Afrique sahélienne durant deux siècles environ ?
Il est très difficile de résumer dans une courte interview un processus qui s’étale sur des siècles, mais en prenant le risque d’être trop schématique, je dirai la décadence des ibadites a commencé lorsque les Fatimides chiites ont réussi à refouler ces derniers vers le désert. Les Fatimides ont beaucoup joué sur les querelles fratricides que se livraient les divers courants ibadites, mais également les populations berbères. A signaler tout de même, qu’entre 943 et 947 eut lieu une grande révolte berbère contre les Fatimides, dirigée par un métisse noir berbère, Abou Yazid, qui avait failli se terminer par le rejet des Fatimides à la mer. Les insurrections berbères reprendront quelques années plus part, contraignant les Fatimides à se retirer en Egypte et en Syrie avec une partie de leurs troupes berbères, les Koutamas, pour certaines originaires de Petite Kabylie. Bien plus tard encore avec l’arrivée des Almoravides, on assistera à l’islamisation en masse du Maghreb, mais cette fois dans un culte autre qu’ibadite, en l’occurrence, la doctrine malikite. L’islamisation en question consistera en la reconquête de l’espace qui avait été précédemment unifié par les ibadites. L’espace Maghreb-Afrique occidentale est depuis acquis au malikisme, qu’on ne retrouve, du reste, comme école que dans cet espace là. Le malikisme est aujourd’hui un courant historique très profond qu’on retrouve dans le Maghreb actuel, mais également au Mali, au Niger, au nord du Burkina, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Cette unité forgée à travers les siècles sera malheureusement cassée par la colonisation.
2 août 2008
Source : http://www.elwatan.com/?page=article_print&id_article=100687


